Morning Chronicle - Israël ciblé par l'Iran, Trump menace de détruire davantage

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Israël ciblé par l'Iran, Trump menace de détruire davantage
Israël ciblé par l'Iran, Trump menace de détruire davantage / Photo: Brendan SMIALOWSKI - AFP/Archives

Israël ciblé par l'Iran, Trump menace de détruire davantage

L'Iran a lancé vendredi de nouvelles attaques de missiles sur Israël, malgré les menaces de Donald Trump de viser les ponts et centrales électriques iraniens.

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Plus d'un mois après le début du conflit, qui ne montre aucun signe d'apaisement, Israël a été visé tôt vendredi par de nouveaux tirs iraniens qui selon les secours n'ont fait aucune victime.

L'armée israélienne n'a pas détaillé les lieux ciblés, mais la radio militaire a évoqué des dégâts dans une gare de Tel-Aviv. Selon les médias iraniens, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République, ont tiré des missiles "longue portée" en direction de cette ville et de la station balnéaire d'Eilat (sud).

Continuant d'alterner menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu, Donald Trump a cette fois-ci mis en garde l'Iran contre davantage de destructions d’infrastructures civiles. "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a-t-il averti sur son réseau Truth Social.

Jeudi, les bombardements américano-israéliens sur des infrastructures en Iran ont notamment détruit un pont en construction près de Téhéran, à la grande satisfaction du président américain.

"Frapper des infrastructures civiles, y compris des ponts inachevés, ne poussera pas les Iraniens à se rendre", a toutefois prévenu le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, sur X.

Déclenchée le 28 février par une offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël, la guerre a déjà fait des milliers de morts principalement en Iran et au Liban.

- Report d'un vote à l'ONU sur Ormuz -

Son extension dans le Moyen-Orient nourrit de fortes inquiétudes pour l'économie mondial en raison de la quasi fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz, par où transite normalement 20% du pétrole et du GNL mondiaux.

Une quarantaine de pays plaident pour la "réouverture immédiate et inconditionnelle" de ce détroit, accusant l'Iran de vouloir "prendre en otage l'économie mondiale".

Aux Nations unies à New York, Bahreïn porte depuis une dizaine de jours un projet de résolution pour autoriser l'usage de la force pour libérer le détroit. Mais un vote sur le sujet, initialement prévu vendredi, a été reporté alors que le Conseil de sécurité reste loin d'un consensus.

L'armée iranienne a prévenu que le détroit resterait fermé aux pays jugés hostiles.

Au Koweït, cible comme les autres pays du Golfe de représailles iraniennes quasi-quotidiennes, de nouvelles attaques de missiles et de drones ont été signalées vendredi matin très tôt.

Les sirènes d'alerte ont également été déclenchées au Bahreïn et au Koweït une raffinerie a pris feu après une attaque iranienne.

Au Liban, autre terrain majeur de conflit depuis les attaques du Hezbollah pro-iranien sur Israël qui en retour envahit le sud du pays, plus d'un million de personnes ont fui. Ce qui entraîne des risques "très alarmants" de déplacements massifs prolongés d'une partie de la population, a alerté auprès de l'AFP la directrice générale de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope.

"Il y a des endroits dans le sud" du Liban "qui sont en train d'être intégralement rasés" et "même si la guerre se termine demain, ces destructions resteront, et il faudra reconstruire", a-t-elle souligné.

- Marchés pétroliers fermés -

Dans un discours attendu, le président américain avait douché mercredi soir tout espoir de désescalade rapide, parlant d'encore "deux à trois" semaines de frappes pour renvoyer l'Iran "à l'âge de pierre", ce à quoi l'armée iranienne a promis en retour des opérations "dévastatrices" et l'"humiliation".

Des menaces croisées qui ont suffi à refaire flamber jeudi les cours du pétrole.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, a terminé la séance de jeudi sur un rebond de presque 8% à 109,03 dollars, avant une interruption pascale de trois jours.

burx-maj/phs

R.Gibson--MC-UK