Morning Chronicle - Cuba: l'ex-président Raul Castro apporte son soutien à un train de réformes économiques

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Cuba: l'ex-président Raul Castro apporte son soutien à un train de réformes économiques

Cuba: l'ex-président Raul Castro apporte son soutien à un train de réformes économiques

L'influent ex-président cubain Raul Castro a apporté mercredi son soutien à des réformes destinées à relancer une économie en souffrance, étouffée par le blocus américain.

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Le gouvernement cubain a récemment annoncé une série de réformes visant à ouvrir davantage de secteurs à l'investissement privé, à attirer plus de capitaux des Cubains de l'étranger et à réduire la taille de l'Etat.

Ces réformes pourraient être approuvées par l'Assemblée nationale dès jeudi, soit moins d'une semaine après leur dévoilement par le président Miguel Diaz-Canel.

Le comité central du Parti communiste (PCC, parti unique) a tenu mercredi une session plénière extraordinaire pour discuter de cette vingtaine de propositions.

L'ancien président Raul Castro, qui n'a plus de fonction officielle mais reste, à 95 ans, au cœur des décisions concernant le futur de l'île communiste, a soutenu ces réformes dans une lettre présentée lors de la rencontre, les qualifiant de "ce qui convient le mieux à la révolution à l'heure actuelle".

Le frère cadet de Fidel Castro (1926-2016), à qui il avait succédé en 2006, a été inculpé en mai aux Etats-Unis pour avoir ordonné en 1996, des tirs contre deux avions civils pilotés par des membres d'une organisation anti-castriste.

Rien n'assure que les changements souhaités satisfassent le président américain Donald Trump, qui ne cache pas son souhait de voir un changement de modèle économique, voire de régime, sur l'île située à environ 150 kilomètres des côtes de la Floride.

- Pénuries -

Le Premier ministre Manuel Marrero, cité par le gouvernement sur X, a affirmé que les réformes envisagées "n'impliquent en aucun cas de renoncer à la responsabilité sociale de l'Etat".

Le blocus pétrolier imposé par M. Trump en janvier a poussé l'économie cubaine, déjà affaiblie, au bord de l'effondrement, provoquant des coupures de courant généralisées, ainsi que des pénuries de nourriture, de carburant, d'eau potable et de médicaments.

Washington a également décrété récemment plusieurs vagues de sanctions visant l'économie cubaine, aggravant la crise économique, sociale et énergétique que traverse depuis plusieurs années La Havane, sous embargo américain depuis 1962.

Le gouvernement cubain, qui mène des discussions avec les Etats-Unis, a affirmé que ces réformes doivent permettre d'atténuer la crise. Le président Diaz-Canel a indiqué vendredi que la gamme d'activités ouvertes au secteur privé serait "la plus large possible".

Les entreprises privées, jusqu'à 100 salariés, sont autorisées sur l'île communiste depuis 2021. Quelque 10.000 entreprises occupent une place croissante dans le tissu économique cubain.

Le président cubain a également annoncé que les Cubains, qu'ils vivent sur l'île ou à l'étranger, bénéficieraient des mêmes conditions que les investisseurs étrangers, dont plusieurs se sont récemment désengagés du pays par crainte de sanctions américaines.

Il a en outre évoqué "une restructuration de l'appareil d'Etat", avec une réduction de nombre de ministères et de fonctionnaires.

"J'accueille favorablement tout changement qui contribue à ranimer le patient mourant", a déclaré à l'AFP le propriétaire d'un petit supermarché privé à La Havane, qui a demandé à garder l'anonymat, dans une allusion à l'économie cubaine.

I.K.Holmes--MC-UK